Liste des auteurs présents au salon 2025 :
Achdé

Né en 1961, Achdé, issu d’une famille rapatriée du Maroc, grandit dans une ZUP de Nîmes. Après 4 albums régionaux et diverses publication presse entre 1986 et 1990, il entre chez Dargaud en 1990 et signe en 1991 pour « CRS=Détresse » qui sortira en album à partir de 1993. C’est le début d’une belle série à succès, puisqu’elle va s’étendre sur 15 années et 13 albums dont il confiera le scénario à Gilles Corre à compter du second album puis au prolifique Raoul Cauvin à partir du quatrième. Parallèlement, il publie divers « one shots » comme « Fort Braillard » pour Spirou, « Woker » ou « Big Twin », les mini séries « Doc Véto » (3 tomes) avec Godard ou « La Esmeralda » qu’il scénarise pour Jean-Marc Stalner au dessin. Chez Bamboo, il réalise aussi « Les damnés de la route » (10 tomes) ou « Les hockeyeurs » (4 tomes), adaptation de l’édition de sa série à succès canadienne qu’il co-réalise avec son fils Mel qui est aussi son coloriste. Avec « Wanted » en 2014 (Ed. Valentine), il dévoile enfin ses caricatures à la gouache.
Parait aussi « Achdé, toujours plus à l’ouest » aux éditions Caurette sur ses travaux de peintre et d’illustrateur. En 2024, il publie au éditions Fluide Glacial, son album « AÏE ! » humoristico-médical ! Repéré par Morris en 1999 pour sa participation à un album hommage, il réalise les strips de « Rantanplan » à sa demande. Enfin en 2002, suite au décès de Morris, Achdé reprend les aventures du plus fameux cowboy du 9ème art : Lucky Luke. Il commencera par « Le cuisinier français » sur un scénario de Guy Vidal et 11 albums suivront avec des scénaristes aussi divers que Laurent Gerra, Daniel Pennac, Tonino Benaquista, Jacques Pessis et enfin Jul. A noter que parallèlement à la série classique, Achdé crée seul et anime les nouvelles aventures de « Kid Lucky », préquel en gags de la série historique avec 5 albums, offrant ainsi un passé tout en humour au « Poor lonesome cowboy ».
Claude Guth

Claude Guth est né en mars 1962 en Alsace. Sa carrière de coloriste démarre curieusement comme rédacteur dans une compagnie d’assurances… Contre toute attente, la motivation d’un tel emploi le pousse à griffonner de petits dessins à la pause-café ou au téléphone ! Très vite, son trait se fait remarquer pour d’autres motifs que ses capacités rédactionnelles. Il intègre alors le service marketing de cette entreprise, crée des logos pour une agence de pub, puis devient graphiste. L’envie lui vient de reprendre ses études en section Arts déco à Strasbourg. Suit ensuite l’album Vauriens réalisé avec Luc Brunschwig et Laurent Cagniat. Cette collaboration sera le point de départ de plusieurs séries dont L’Esprit de Warren ou encore Le Pouvoir des innocents. Il multiplie les audaces en réalisant les couleurs de Lanfeust de Troy et assoit ainsi une solide réputation. Il fait également partie du groupe qui organise le salon (une rumeur insistante court, indiquant que c’est même « Labanda Claude »…). (Source : Bédéthèque)
Laurent Hirn

Laurent Hirn est né à Chalons-sur-Marne (maintenant Chalons-en-Champagne). Il réside actuellement à Strasbourg. C’est à onze ans qu’il découvre les comics américains et leurs super-héros. Les pouvoirs des personnages et le rythme de la narration deviennent dès lors une vraie fascination. Deux ans aux Arts Déco lui permettent de découvrir l’Atelier d’Illustration de Claude Lapointe sur lequels il enchaînera trois années de spécialisation en dessin de BD. En attendant le scénario qui lui plaira vraiment, Laurent Hirn développe ses dons d’illustrateur au service d’éditeurs tels que Milan ou Larousse, pour des collections de livres de poche. Quatre ans d’excellent apprentissage du travail d’interprétation, du découpage et de la mise en scène du texte. Le scénariste qu’il attendait tant lui apparaît en 1989 sous les traits de Luc Brunschwig (nommé à l’Alph’Art du meilleur scénario dès son coup d’essai). Fasciné par les thèmes qu’il aborde : l’Amérique, l’action, des personnages à fortes psychologies, leur collaboration démarre immédiatement. Les dessins de Hirn viennent soutenir le réalisme psychologique des personnages de Brunschwig et sont entièrement au service de l’histoire. L’idéal pour lui étant de concilier une belle image et une bonne narration. De leur association naît “Joshua ”, premier tome du Pouvoir des Innocents publié aux Éditions Delcourt, un thriller diabolique où manipulations et complots s’emboîtent inextricablement. (source : Glénat).
Nicolas Kéramidas

Nicolas Keramidas est né à Paris en 1972. Après un Bac A3 de dessin à Grenoble, il retourne à Paris pour deux ans d’études aux Gobelins (section animation). En 1993, il est embauché au sein de Walt Disney Studios à Montreuil. Parallèlement, il effectue divers travaux publicitaires pour la ville de Grenoble. Début 2000, il présente chez Soleil un projet mettant en scène les aventures d’une petite fille, Luùna, durant l’ère préhistorique. Mais à l’issue d’une rencontre avec Didier Crisse, Luùna devient une jeune Amérindienne, et la première série de Nicolas chez Soleil, qui compte neuf tomes. Il a ensuite signé pour le même éditeur Tykko des Sables avec Arleston. Il a aussi réalisé un épisode de la série Donjon écrite par Joann Sfar et Lewis Trondheim. En 2012, il lance en compagnie de Tebo la trilogie Alice au pays des singes chez Glénat. En 2016 et 2018 il dessine les scénarios de Lewis Trondheim sur Mickey’s Craziest Adventures (2016) et Donald’s Happiest Adventures (2018). En 2021, il sort son premier livre en tant qu’auteur complet À cœur ouvert aux éditions Dupuis. L’année suivant il s’attaque au personnage Superino chez Dupuis. Réside à Grenoble. (Source : Glénat).
Frank Margerin

1952 : Naissance de Frank Margerin le 9 janvier à Paris. 1968 : L’impérieux appel de la mine jette Frank Margerin sur les bancs des Arts Appliqués. Et il s’applique : mine de plomb, mine de rien, le jeune Margerin fait ses classes et creuse son trou. Accessoirement, il forme avec son condisciple Denis Sire le groupe Los Crados, qui deviendra plus tard le fameux Dennis Twist. 1976 : Margerin a d’abord frappé aux portes de la publicité avant de se voir offrir un travail par Jean-Pierre Dionnet, le rédacteur en chef de Métal Hurlant. Le numéro six de la revue accueille ses premières planches, Simone et Léon. Il se cherche encore, hésite entre la science-fiction Henri II et le néo-réalisme meulière-charentaise. Premier album, Frank Margerin présente. 1982 : Frank crée Albert et Mauricette, dont les strips paraissent dans le supplément hebdomadaire du Matin de Paris. Les années suivantes, il collabore aux éphémères revues Rigolo (le mensuel humoristique des Humanos), Zéro, Zoulou… Il dessine dans les pages de ce dernier les reportages de Skoup et Max Flash, sur un scénario de Phil Casoar. Et très vite on retrouve des dessins de Frank partout : il mutliplie les pochettes de vinyles, affiches de films, concerts, festivals, illustrations publicitaires, etc. Son graphisme est omniprésent, sa « patte » devenue incontournable marque l’époque. Mais de cette prolixité l’histoire retiendra avant tout son personnage-fétiche, Lucien, la banane la plus célèbre de la bédé, rockeur rigolard emblématique des années 80. 1986 : Tu dis que tu l’M, chanson écrite avec ses copains dessinateurs, sans se prendre la tête , propulse le Dennis Twist à la dixième place du Top 50. 1989 : Margerin s’est fait un nom et de nombreux amis bédéastes: il supervise aux Humanos une collection d’albums collectifs, Frank Margerin présente, dans lesquels on retrouve pêle-mêle jeunes talents et vieux compagnons de route. Citons parmi (beaucoup) d’autres Dodo et Ben Radis, Jano, Tramber, Charlie Schlingo, JC Denis, Vuillemin, Avril, Petit-Roulet, Serge Clerc, Florence Cestac, Farid Boudjellal, Mezzo et Pirus, Joan, Dupuy et Berberian, Lewis Trondheim, Stanislas, Killofer, David B…
Parallèlement, Margerin se lance dans le dessin animé. Les Aventures de l’insupportable Manu sont diffusées sur la 5 puis sur Antenne 2, avant de devenir trois albums de vraie BD aux Humanos. 1992 : Margerin est couronné Grand Prix de la ville d’Angoulême, dont il devient automatiquement président l’année suivante. Un crû dont on se souvient encore avec un vague mal de tête. 1998 : Sortie de Ricky chez les Ricains, un projet quasi-mythique, le voyage longtemps reporté de la bande à Lucien aux États-Unis, terre des Cadillac, du Rockn’roll et du hamburger mou. La même année, Frank Margerin présente… Frank Margerin: un album qui recense de nombreuses illustrations et autant de dessins inédits. 2000 : Parution de Week-end Motard, le tome 8 des aventures de Lucien. Retour aux sources pour Lucien et sa bande qui partent en virée à moto, destination…les 24 heures du Mans! 2002 : Naissance du personnage de Momo le coursier, chez Albin Michel. 2004 : Lucien a 25 ans.. et ça se fête !! 2006 : En novembre, une nouvelle série « Shirley et Dino », inspirée par le couple d’humoristes. (Source : Bédéthèque).
Philippe Matter

Philippe Matter est né le 13 novembre 1958 à Yaoundé (Cameroun). Il a fait ses études aux Arts déco de Strasbourg, dans l’atelier d’illustration de Claude Lapointe. Il travaille comme illustrateur depuis 1982. Il a créé le personnage de Mini-Loup en 1990. Mini-Loup existe en albums, en romans bibliothèque rose, en BD. Il est publié par Hachette. Mini-Loup a été adapté en dessin animé, il est diffusé sur France 5, dans l’émission les zouzous. Philippe Matter vit en Alsace. (source : Amazon).
Jean Louis Mourier

Jean-Louis Mourier est né le 6 novembre 1962 à Paris. Après avoir été initié, par son père, au dessin et à la BD , il entre à l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art en 1979. Il abandonne l’école et travaille alors dans l’imprimerie et la publicité. En 1987, il réalise quelques pages dessinées pour un téléfilm et une BD avec Claire Bretécher pour le musée Rodin. Il faudra attendre sa rencontre avec Arleston à Marseille pour qu’il réalise son premier album en couleurs directes, Les Feux d’Askell. Puis ensemble ils créent la série Trolls de Troy, qui popularise le dessinateur. Jean-Louis Mourier a reçu le grand prix du festival Quai des Bulles de Saint-Malo 2007 et le Prix Albert Uderzo (Sanglier du Meilleur Dessin) toujours en 2007. (source : Granit associés).
Michel Rodrigue

Michel Rodrigue a beau être né un 1er avril, quand il fait quelque chose, il ne plaisante pas ! Ainsi, il est parvenu à mener de front une licence d’archéologie médiévale et une carrière de rugbyman de haut niveau. Cultivant l’éclectisme, il a aussi été marionnettiste, artiste de cirque et acteur de théâtre. En 1986, cette dernière expérience le conduit à adapter le « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand en BD. Il crée ensuite la mascotte de la première Coupe du Monde de Rugby, puis reprend les célébrissimes « Pieds Nickelés ». Il dessine ensuite des séries humoristiques, au Lombard : « Doggyguard » et « Clifton » avec Bob de Groot , « Les nouvelles Aventures de Cubitus » avec P. Aucaigne et Erroc et « Bidule » avec A. Blondieau. Il mène également une carrière de scénariste. Cela lui permet de partager son goût pour les contes et légendes via notamment « Le Chat qui courait sur les Toits » co-« Signé » avec R. Hausman, « Sybil, la Fée cartable » avec A. Dalena et M. Razzi, ou encore « Légendes des montagnes de France », avec David Pellet. (Source : Le Lombard).
Romain Rousseaux Perin

Dessinateur de bande dessinée autodidacte, Romain Rousseaux Perin est né et a grandi à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. A l’âge de 11 ans, les médecins lui diagnostiquent une maladie de Sever, qui se double d’une algodystrophie. Il passera au total cinq ans en fauteuil roulant et en béquilles. Très limité dans ses déplacements, il tue alors le temps en se plongeant dans le dessin. Plus tard, il se forme au contact d’auteurs professionnels rencontrés lors de salons. C’est à l’occasion d’une séance de dédicaces à Reims, en 2017, qu’il croise la route de Jean-David Morvan. Avec lui et d’autres créateurs de bande dessinée, il cofonde l’atelier The Tribe. Dans la foulée, il participe à l’album collectif Reims, qui sort aux éditions Petit à petit. A cette époque, Romain n’envisage pas encore de faire de sa passion un métier. Ce qui ne l’empêche pas de vouloir tout de même réaliser ses propres histoires en bande dessinée… Pour assurer ses arrières, il suit des études d’architecture, avant de décrocher un doctorat en sociologie. Il est aujourd’hui maître de conférences en sciences sociales à l’école d’architecture de Nancy, et enseigne le dessin à l’université populaire européenne de Strasbourg. Installé à Niederbronn-les-Bains, en Alsace, il n’en a pas pour autant oublié son amour de jeunesse. Et en 2025, il publie sa première bande dessinée professionnelle : Rue de la Grande-Truanderie. Scénarisé par Jean-David Morvan, le diptyque paraît chez Grand Angle. (source : Bamboo).
Olivier Taduc

Français d’origine vietnamienne – d’où la majuscule centrale de son patronyme -, Olivier TaDuc est né à Perreux-sur-Marne le 5 mars 1962. Après avoir abordé les études de médecine, il bifurque vers les arts plastiques et rencontre Dieter qui lui écrit quelques scénarios d’histoires complètes pour le magazine Triolo (La Forêt de Nouhaud, à partir de 1986). La réalisation d’un ouvrage publicitaire lui est commandée par le Syndicat des Eaux de France (La Légende du porteur d’eau, 1987). Il partage ensuite un atelier avec Thierry Robin et Pierre-Yves Gabrion. Sur scénario de Dieter, il commence pour les éditions Glénat une saga historique prolongeant celle du célèbre Mandrin : Sark (L’Entaille, en 1990, et Camisards, en 1991). C’est chez Delcourt qu’on le retrouve ensuite où il assure la succession graphique de Siméoni pour les trois derniers volumes des Voyages de Takuan, écrits par Serge Le Tendre : La Voix de l’ours (1994), La Source noire (1995) et La Mère des douleurs (1996). Séduit par un artiste qui réalise régulièrement un album annuel et évolue vers un style de plus en plus original, Le Tendre lui propose de créer ensemble une série sur un thème qui pourrait lui être cher. TaDuc souhaite relier ses deux sujets de prédilection : le western et les arts martiaux, d’où l’idée de développer un personnage chinois participant à la conquête de l’Ouest américain et montrant certaines coulisses, pas toujours très glorieuses, de celle-ci. Après s’être quelque peu documenté sur l’immigration chinoise en Californie, Le Tendre s’enthousiasme pour une matière aussi riche en éléments dramatiques peu exploités et le premier Chinaman paraît en 1997 aux Humanoïdes Associés. Quelque peu perdue dans le catalogue futuriste de l’éditeur, cette remarquable reconstitution historique passe en 2001 aux éditions Dupuis avec son cinquième titre, les quatre précédents et les volumes ultérieurs que l’on peut espérer nombreux et de parution très régulière. TaDuc a su se forger un style qui le range parmi les grands maîtres réalistes du genre : Jijé, Giraud, Hermann. Il nous apporte une nouvelle vision du Far West où l’on découvre les combats quotidiens des plus humbles figurants de la légende. (source : Dupuis).
Olivier Weinberg

Après des études universitaires en Littéraires, Linguistiques et Arts Plastiques, il débute, en 1998, dans le domaine du dessin animé pour des séries TV. Il travaille en tant que designer, illustrateur, storyboarder pour des studios à Paris, Angoulême et Luxembourg et a participé à de nombreuses productions audiovisuelles (Layouts, Storyboard, décors, etc…). Entre 2005 et 2006, il publie sa première bande dessinée à suivre, dans le journal La Semaine, une histoire policière dont l’intrigue se déroule entre les villes de Metz, Luxembourg, Trèves et le Centre Pompidou de Metz. En 2008 il rencontre avec Jacques Martin qui lui propose de travailler sur les Voyages de Lefranc (qui deviendront Les Reportages de Lefranc) avec lequel il remportera une Plume d’or au Prix Saint-Michel en 2015. (source : Opale BD).